Cette traduction a été fournie au secrétariat par le gouvernement français. L'anglais étant la langue officielle de la CBI, cette traduction est fournie à titre d'information uniquement. Traduction à la date du 21/10/2008.

QUESTIONS LIEES AU BIEN-ETRE DES BALEINES

Informations et recherches relatives aux méthodes d’abattage des baleines et aux questions liées à leur bien-être

SOMMAIRE

Méthodes d’abattage Méthodes d’abattage des baleines et questions liées à leur bien-être
Rapport de la présidence Compte-rendu abrégé de l’atelier consacré aux méthodes d’abattage des baleines de 2003
Rapport de l’atelier Lien vers la page présentant le rapport complet de l’atelier sur les méthodes d’abattage de 2003 (pdf)
Cahier spécial numéro 7 Lien vers la page contenant les références d’une publication de la CBI consacrée aux techniques d’abattage des baleines

 


METHODES d’ABATTAGE DES BALEINES

La CBI étudie les méthodes d’abattage des baleines depuis qu’elle a créé un groupe de travail en 1959, qui a publié un rapport exhaustif en 1961. L’attention portée à cette question s’est accrue à la suite de l’organisation d’un atelier d’experts en 1980 et de l’interdiction de l’utilisation de harpons non-explosifs. Au cours des dix dernières années, le Japon et la Norvège ont nettement amélioré leurs techniques d’abattage des baleines. Il s’agit notamment des améliorations apportées au mécanisme de déclenchement des grenades explosives utilisées pour la chasse du petit rorqual, et de l’introduction d’une matière explosive améliorée, la penthrite, plus puissante que la traditionnelle poudre noire. Ces améliorations sont telles qu’elles sont aujourd’hui introduites dans la chasse aborigène de subsistance pratiquée en Alaska et au Groenland. L’évaluation de l’efficacité, habituellement mesurée par le temps qui s’écoule jusqu’à ce que l’animal meurt lors des opérations de chasse, repose sur des critères subjectifs concernant l’insensibilité et la mort. Il est encore nécessaire d’associer la cause de la mort à l’heure constatée de la mort, ainsi qu’à la collecte de données sur l’état physiologique des animaux chassés.

Un atelier sur les méthodes d’abattage des baleines a été organisé au Royaume-Uni en juin 1992, puis de nouveau en Irlande en mai 1995, dans le but d’examiner et d’évaluer les progrès réalisés dans le cadre du plan d’action adopté, ainsi que d’évaluer l’utilisation de la lance électrique comme méthode d’abattage secondaire des baleines. La proposition d’interdiction de l’utilisation de la lance électrique n’a pas obtenu une majorité suffisante lorsqu’elle a fait l’objet de discussions à l’occasion de la réunion annuelle de la Commission de 1996, en raison de la contradiction des données. Un autre atelier a été organisé en 1999.

Le dernier atelier en date s’est tenu à Berlin en 2003. Le compte-rendu abrégé de la présidence est présenté ci-dessous. (Cliquer ICI pour accéder au rapport complet de l’atelier en pdf).

En 1986, la CBI a édité une bibliographie consacrée aux techniques d’abattage des baleines dans le cadre de sa série de cahiers spéciaux. (Cliquer ICI pour de plus amples informations et pour effectuer une commande).

Top

 


RAPPORT DE LA PRESIDENCE RELATIF A L’ATELIER SUR LES METHODES D’ABATTAGE DES BALEINES ET LES QUESTIONS LIEES A LEUR BIEN-ETRE PRESENTE A LA COMMISSION

J. Geraci (présidence) et N. Gales (vice-présidence)

L’atelier s’est déroulé à Berlin du 7 au 9 juin 2003. Vingt-cinq documents de travail ont été présentés par neuf gouvernements contractants et ont fait l’objet de discussions dans le cadre des points à l’ordre du jour de l’atelier (description des méthodes d’abattage utilisées et en cours de mise au point, évaluation des méthodes et notamment étude du temps écoulé jusqu’à la mort, sécurité des chasseurs et problèmes connexes, évaluation des critères attestant de la mort, collecte de données sur le bien-être des baleines, et élaboration d’un plan d’action révisé).

Alors qu’il subsiste des domaines dans lesquels des progrès peuvent être accomplis, il est presque acquis que les documents et les débats de cet atelier peuvent donner lieu à des avancées importantes dans la mise au point et l’application de méthodes d’abattage, ce que reflète la tendance à l’amélioration des données concernant le temps qui s’écoule jusqu’à la mort et le taux de morts instantanées. Il est également encourageant de constater une amélioration dans la fourniture, par les gouvernements contractants, de données pertinentes sur les méthodes d’abattage des baleines, et il est à souhaiter que cette tendance se poursuive.

Parmi les avancées décrites dans le rapport complet de l’atelier, nombreuses sont celles qui peuvent être attribuées à l’excellent travail des scientifiques, des vétérinaires et des techniciens norvégiens. Leurs travaux sur les grenades contenant de la penthrite, les lanceurs des harpons, l’efficacité des méthodes d’abattage secondaires, et la détermination post-mortem de l’efficacité de ces méthodes ont fait progresser l’application des méthodes d’abattage des baleines, non seulement en Norvège, mais également dans plusieurs pays auxquels la Norvège a fourni des équipements et des conseils.

Il est raisonnable de penser, à partir de cet atelier, que l’utilisation de grenades contenant de la penthrite, dont la puissance est adéquate, et projetées à partir de lanceurs améliorés constitue actuellement une bonne pratique pour une méthode d’abattage primaire. De la même manière, plusieurs documents importants concernant la balistique, les caractéristiques techniques et l’application sur le terrain d’armes utilisées comme méthode d’abattage secondaire permettent aujourd’hui aux utilisateurs de cette technologie de prendre des décisions documentées concernant le choix du calibre et de la puissance le plus approprié pour leurs armes. Des initiatives visant à intégrer ces bonnes pratiques actuelles conduiront (et ont conduit) à des résultats de meilleure qualité et plus sûrs pour les chasseurs, et à des situations plus humaines pour les baleines.

Les discussions au cours de l’atelier ont mis en évidence les différences importantes sur les plans pratique, logistique et financier existant entre la chasse commerciale et la chasse aborigène de subsistance, notamment en ce qui concerne la manière dont les informations sont collectées, ainsi que l’étendue de ces informations, et l’ampleur des efforts consacrés à la mise au point et à l’application de méthodes d’abattage améliorées. Les gouvernements contractants représentant les populations pratiquant la chasse aborigène de subsistance souhaitaient s’assurer que les participants de l’atelier comprenaient bien ces difficultés, et notamment à quel point elles contribuent aux différences en matière de techniques d’abattage des baleines et de performances entre les différents types de chasse.

Les participants de l’atelier sont également convenus d’apporter des modifications mineures au plan d’action, qui définit une approche continue et coopérative pour améliorer la collecte des données et les rapports, une amélioration technique des méthodes d’abattage, et des critères et des méthodes pour déterminer le moment de la mort (à la fois sur le plan opérationnel et post-mortem). Il sera utile d’organiser un atelier supplémentaire dans un délai de 3 à 5 ans et il est à souhaiter que les améliorations que cet atelier a permises se poursuivront et seront traitées lors de la prochaine réunion.


Top