Cette traduction a été fournie au secrétariat par le gouvernement français. L'anglais étant la langue officielle de la CBI, cette traduction est fournie à titre d'information uniquement. Traduction à la date du 21/10/2008.

Details and characteristics of the 13 great whales, including the life histories of Baleen and Sperm Whales

Sommaire

Les grandes baleines Tableau récapitulatif des treize grandes baleines
Les espèces Carte d’identité de chaque espèce
Les baleines à fanons Mode de vie des baleines à fanons
Les cachalots Mode de vie des cachalots

Les grandes baleines

Les douze premières baleines de la liste sont des baleines à fanons, des animaux filtreurs munis de fanons au lieu de dents ; le cachalot est la plus grande des baleines à dents. Cliquez sur le lien pour obtenir des informations plus détaillées sur chaque espèce.

 


Les espèces

Longueur moyenne (en mètres): 14-15 (les femelles sont plus grandes)
Poids moyen (en tonnes): 50-60
Conservation: Espèce fortement affectée par la chasse jusqu’à la fin du XIXè siècle. Seule une population est prospère, celle des mers de Bering, Chukchi et Beaufort.
Répartition : Autour du pôle, à des latitudes élevées, dans l’hémisphère nord.
Migrations : Vers le nord au printemps et vers le sud en automne.
Proies principales : Copépodes et krill.
Mode d’alimentation : Filtration passive.
Top

Baleine franche de l’Atlantique nord

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Longueur moyenne (en mètres) : 13,5-17 (les femelles sont plus grandes)
Poids moyen (en tonnes) : 40-80
Conservation: Espèce fortement affectée par la chasse jusqu’à la fin du XIXè siècle ; le stock le plus important demeure dans l’Ouest de l’Atlantique nord, et ne compte qu’environ 300 individus. C’est l’une des espèces les plus menacées de grandes baleines.
Répartition : Dans l’ouest de l’Atlantique nord, la zone de répartition s’étend de la Nouvelle-Écosse (Canada) et la Baie de Fundy (Canada) en été au cap Cod (États-Unis) au printemps ; l’aire de reproduction est située près de la Floride en hiver. Dans l’est de l’Atlantique nord, la zone de répartition observée s’étend des Açores au Groenland, au Spitzberg et à la Norvège.
Migrations : Entre les aires d’alimentation à de hautes latitudes en été et les zones de reproduction à des latitudes plus basses en hiver.
Proies principales : Copépodes et, occasionnellement, krill.
Mode d’alimentation : Filtration passive.
Top

Baleine franche du Pacifique nord

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Longueur moyenne (en mètres) : 13,5-18 (les femelles sont plus grandes)
Poids moyen (en tonnes) : 40-80
Conservation: Espèce fortement touchée par la chasse jusqu’à la fin du XIXè siècle. C’est l’une des espèces les plus menacées de grandes baleines.
Répartition : Dans l’est du Pacifique nord, des individus ont été signalés aussi loin que la Basse Californie centrale au sud et que le golfe d’Alaska et la mer de Béring au nord. Dans l’ouest du Pacifique nord, la zone de répartition commence à la mer d’Okhotsk et aux îles Kouriles au nord, même si aucune zone de mise bas n’a été localisée au sud.
Migrations : Entre les aires d’alimentation à de hautes latitudes en été et les zones de reproduction à des latitudes plus basses en hiver.
Proies principales : Copépodes et, occasionnellement, krill.
Mode d’alimentation : Filtration passive.
Top
Longueur moyenne (en mètres) : 13,5-16 (les femelles sont plus grandes)
Poids moyen (en tonnes) : 40-80
Conservation: L’espèce a été très affectée par la chasse jusqu’à la fin du XIXè siècle, mais ses populations montrent des signes encourageants d’augmentation dans certaines régions, notamment au large de l’Australie, de l’Argentine et de l’Afrique du Sud.
Répartition : Autour du pôle entre 20° S et 55° S. Elle passe l’hiver austral au large des côtes d’Amérique du Sud, d’Afrique du Sud et d’Australasie et l’été austral autour de l’Antarctique et dans l’océan antarctique.
Migrations : Entre les aires d’alimentation à de hautes latitudes en été et les zones de reproduction à des latitudes plus basses en hiver.
Proies principales : Copépodes et, occasionnellement, krill.
Mode d’alimentation : Filtration passive.
Top
Longueur moyenne (en mètres) : 13-14,1 (les femelles sont plus grandes)
Poids moyen (en tonnes) : 14-35
Conservation: Espèce fortement touchée par la chasse jusqu’à la fin du XIXè siècle. Le stock de l’est a retrouvé un niveau proche de son état d’origine (environ 20 000 individus), tandis que le stock de l’ouest compte moins de 100 individus et appartient aux populations de grandes baleines les plus menacées.
Répartition : Nord de l’océan Pacifique : la zone de répartition de la faible population occidentale s’étend de la Corée au sud à la mer d’Okhotsk au nord ; la forte population orientale est présente du Mexique au sud aux mers de Béring, Chukchi et Beaufort au nord.
Migrations : Entre les aires d’alimentation à de hautes latitudes en été et les zones de reproduction à des latitudes plus basses en hiver.
Proies principales : Amphipodes benthiques.
Mode d’alimentation : Racle les fonds marins.
Top
Longueur moyenne (en mètres) : 25-26,2 (les femelles sont plus grandes)
Poids moyen (en tonnes) : 100-120
Conservation: Cible principale de la chasse moderne, la baleine bleue a vu ses populations réduites à des niveaux très faibles partout, jusqu’à ce qu’elle soit protégée au milieu des années 1960. Certains signes d’amélioration apparaissent dans l’hémisphère sud et dans l’Atlantique nord, mais les populations demeurent à de très faibles niveaux en général.
Répartition : Dans le monde entier, de l’équateur aux régions polaires des deux hémisphères.
Migrations: Déplacements vers les eaux polaires pour l’alimentation en été, puis retour à des latitudes basses pour la reproduction en hiver.
Proies principales : Krill
Mode d’alimentation : Filtration active.
Top
Longueur moyenne (en mètres) : Hémisphère sud : 21-22,3 (les femelles sont plus grandes)
Hémisphère nord : 19-20 (les femelles sont plus grandes)
Poids moyen (en tonnes) : 45-75
Conservation: L’une des cibles principales de la chasse moderne. L’espèce a été fortement affectée, notamment dans le Pacifique nord et l’hémisphère sud. Elle montre des signes d’amélioration dans l’Atlantique nord et dans certaines zones de l’hémisphère sud.
Répartition : Dans le monde entier, des eaux tempérées aux eaux polaires et, plus rarement, dans les zones tropicales.
Migrations: Entre les aires d’alimentation à de hautes latitudes en été et les zones de reproduction à des latitudes plus basses en hiver ; des observations suggèrent que certaines populations pourraient se déplacer en hiver pour aller occuper les habitats estivaux d’autres populations.
Proies principales : Krill et petits poissons se rassemblant en bancs.
Mode d’alimentation : Filtration active.
Top
Longueur moyenne (en mètres) : Hémisphère sud : 15-16 (les femelles sont plus grandes)
Hémisphère nord : 13,6-14,5 (les femelles sont plus grandes)
Poids moyen (en tonnes) : 20-25
Conservation: L’espèce a été une cible de la chasse moderne mais n’a pas été aussi gravement affectée que la baleine bleue et le rorqual commun.
Répartition : Dans le monde entier, depuis les eaux subtropicales ou tropicales jusqu’aux hautes latitudes sub-arctiques et sub-antarctiques.
Migrations: Déplacements saisonniers depuis les hautes latitudes en été jusqu’aux eaux tropicales en hiver généralement reconnus pour de nombreuses populations.
Proies principales : Krill, petits poissons, calamars et copépodes.
Mode d’alimentation : Filtration active et passive.
Top
Longueur moyenne (en mètres) : 13,7-14,5 (les femelles sont plus grandes)
Poids moyen (en tonnes) : 16-18,5
Conservation: L’espèce a été une cible de la chasse moderne mais n’a pas été aussi gravement affectée que la baleine bleue et le rorqual commun.
Répartition : Dans le monde entier, des eaux tropicales à tempérées ; généralement observé en dessous de 35° de latitude dans les deux hémisphères.
Migrations: Il se peut que la forme côtière effectue des déplacements saisonniers limités du nord au sud.
Proies principales : Petits poissons se rassemblant en bancs et, parfois, krill.
Mode d’alimentation : Filtration active.
Top
Longueur moyenne (en mètres) : 8-10 (les femelles sont plus grandes)
Poids moyen (en tonnes) : 9
Conservation: L’espèce a été chassée dans l’Atlantique nord et dans le Pacifique nord, mais reste abondante dans de nombreuses zones.
Répartition : Atlantique nord et Pacifique nord, des eaux tropicales aux eaux polaires. Une forme naine est présente dans l’hémisphère sud.
Migrations: Déplacement vers le nord depuis les eaux chaudes en hiver vers des eaux plus froides en été.
Proies principales : Petits poissons se rassemblant en bancs et krill.
Mode d’alimentation : Filtration active.
Top
Longueur moyenne (en mètres) : 10-11 (les femelles sont plus grandes)
Poids moyen (en tonnes) : 9
Conservation: L’espèce a été chassée dans l’Antarctique et dans certaines eaux situées plus au nord (par ex., au large du Brésil et de l’Afrique du Sud), mais reste abondante dans la plupart des régions.
Répartition : Autour du pôle dans l’hémisphère sud ; il passe l’été dans les eaux autour de l’Antarctique et l’hiver entre le 7° et le 35° parallèle sud.
Migrations: Des variations de l’abondance latitudinale selon les saisons ont été observées, mais les migrations restent mal connues.
Proies principales : Krill et, parfois, petits poissons se rassemblant en bancs.
Mode d’alimentation : Filtration active.
Top
Longueur moyenne (en mètres) : 12-14 (les femelles sont plus grandes)
Poids moyen (en tonnes) : 25-30
Conservation: L’espèce a été très exploitée par le passé mais les populations sont en voie de reconstitution dans la plupart des régions.
Répartition : Large aire de répartition : observée selon la saison dans tous les océans, de l’Arctique à l’Antarctique.
Migrations: Entre les aires d’alimentation à des latitudes moyennes à hautes en été et les aires de reproduction et de mise bas en hiver, situées dans les eaux tropicales ou subtropicales.
Proies principales : Krill et petits poissons se rassemblant en bancs.
Mode d’alimentation : Filtration active.
Top
Longueur moyenne (en mètres) : 11 pour les femelles, 15 pour les mâles.
Poids moyen (en tonnes) : 20 pour les femelles, 45 pour les mâles.
Conservation: L’espèce a été très exploitée par le passé, par la chasse « ancienne » et moderne, mais elle est raisonnablement abondante dans la plupart des régions.
Répartition : Dans le monde entier, de l’équateur aux régions polaires.
Migrations: Seuls les mâles adultes se déplacent vers des latitudes supérieures à 45° dans les deux hémisphères pour se nourrir, même si des déplacements saisonniers de latitudes hautes vers des latitudes plus basses entre l’été et l’hiver se produisent chez certains segments de populations.
Proies principales : Calamars, poissons dans certaines régions.
Mode d’alimentation : Principalement sur le fond des océans, ou à proximité du fond.
Top

LES BALEINES A FANONS

En règle générale, les baleines à fanons se reproduisent dans les eaux chaudes équatoriales et les eaux tempérées en hiver et se nourrissent dans les eaux plus proches des pôles en été (à l’exception du rorqual tropical qui ne migre pas vers les eaux polaires). La plupart des espèces effectuent chaque année de longues migrations entre les aires de reproduction et d’alimentation. Comme les saisons sont contraires dans les hémisphères nord et sud, les baleines des deux moitiés du globe ne se mélangent pas entre elles.

Mode d’alimentation

Les baleines à fanons possèdent plusieurs centaines de fanons, longues lames triangulaires qui pendent de chaque côté de leur bouche depuis la voûte du palais. Ces lames sont en matière cornée et non en os. Les fanons, espacés de 1 à 3 cm les uns des autres, portent sur leur bordure interne des franges qui forment un filtre. La baleine avale une grande quantité d’eau contenant des crevettes ou d’autres petits crustacés ou poissons dont elle se nourrit. Lorsqu’elle referme la bouche en resserrant la région de la gorge et en avançant sa grosse langue, l’eau ressort en passant à travers les fanons, tandis que les proies restent piégées et peuvent être avalées. Certaines baleines peuvent également nager la bouche ouverte, filtrant ainsi leur nourriture en continu.

La plupart des baleines à fanons ne se nourrissent que quatre ou cinq mois par an, lorsqu’elles se trouvent dans les eaux polaires, particulièrement riches en nourriture. Une baleine de grande taille avale deux tonnes de nourriture par jour, constituant ainsi une réserve d’énergie sous la forme d’une épaisse couche de graisse sous la peau afin de tenir le reste de l’année, où elle se nourrit très peu.

Reproduction

Les baleines à fanons parcourent plusieurs milliers de kilomètres pour rejoindre leurs aires de reproduction situées dans les eaux chaudes, où elles trouvent un partenaire et s’accouplent. Les femelles portent un seul baleineau pendant presque un an jour pour jour. Au cours de cette période, elles migrent vers les aires d’alimentation polaires estivales, puis reviennent vers les eaux chaudes pour y mettre bas. Le petit de la baleine bleue mesure environ 7 mètres à la naissance, et pèse deux tonnes et demi. Il se nourrit du lait de sa mère pendant sept mois, au cours de la migration des baleines vers les aires d’alimentation. Là, le baleineau est sevré et peut acquérir son indépendance. Le jeune de la baleine bleue a alors atteint la taille de 16 mètres et un poids de 23 tonnes. Sa mère connaît alors une période de repos de cinq mois dans son cycle de reproduction, pendant lesquels elle migre une nouvelle fois vers les eaux chaudes, où elle s’accouple de nouveau, deux ans après le début de sa précédente gestation.

Audition

L’ouïe est le sens le plus important pour les baleines, car il leur permet de retrouver leur chemin sous la surface de l’océan, où l’intensité lumineuse est faible. Les baleines émettent une large gamme de sons qui leur permettent de se repérer par écholocation pour trouver leur nourriture, détecter les autres animaux et connaître les caractéristiques physiques de leur environnement mais aussi de communiquer entre elles. Certaines espèces de baleines possèdent un mécanisme auditif important constitué d’un bouchon corné situé dans le canal auditif, qui présente des propriétés de conduction acoustique particulières conférant à la baleine une ouïe très fine.

Age

Le bouchon auditif présente une structure en couches, visible lorsqu’il est coupé en deux. Une nouvelle couche se forme chaque année (comme les cercles concentriques d’un tronc d’arbre) ; l’âge de la baleine peut donc être déterminé en comptant le nombre de couches. D’après ces décomptes, les rorquals communs peuvent vivre jusqu’à 90 ans, durée de vie très similaire à celle de l’homme.


Les cachalots

Les cachalots diffèrent à de nombreux égards des baleines à fanons. En particulier, comme les petits cétacés, ils possèdent non pas des fanons, mais des dents (d’où le nom scientifique d’« odontocètes »). Le cachalot mâle, bien plus grand que la femelle, peut atteindre 18 mètres de longueur et peser 70 tonnes, contre 11,5 mètres et 17 tonnes pour sa compagne. La mère porte un unique petit pendant une période de 14 à 15 mois, puis l’allaite pendant environ deux ans ; une période de repos termine le cycle de reproduction normal de quatre ans. Les cachalots n’effectuent pas les migrations annuelles régulières entre les mers chaudes et froides typiques des baleines à fanons, mais les populations entreprennent des déplacements saisonniers réguliers. Les femelles, les jeunes et les petits mâles nagent en groupes de dix, vingt ou davantage, et restent en eaux tempérées toute l’année. Au cours de la saison de reproduction, en hiver, un ou plusieurs grands mâles se joignent quelque temps à eux. Les mâles de taille moyenne ont tendance à nager en groupes d’une demi-douzaine dans les eaux tempérées, tandis que les mâles plus grands sont plus solitaires. Seuls les grands cachalots mâles se rendent dans les eaux polaires.

Le régime alimentaire des cachalots est essentiellement constitué de calamars, avalés entiers, ainsi que de poissons dans certaines régions du monde. Un grand cachalot mâle consomme environ une tonne un tiers d’aliments par jour, soit quatre fois plus qu’une femelle.

Les dents du cachalot permettent de déterminer son âge. Elles sont principalement composées de dentine, déposée en plusieurs couches annuelles. Pour déterminer l’âge de l’animal, il faut scier la dent en deux dans le sens de la longueur et y appliquer de l’acide afin de mieux distinguer les différentes couches. D’après les décomptes de couches, le cachalot peut vivre plus de soixante ans.